Faut que ça sorte, tout de suite. Ce qu’on a à dire, ce qu’on cherche. Ce n’est pas trouver qui nous titille, c’est chercher ; le résultat, on s’en fout, on veut pouvoir surfer toujours et encore. C’est ça la dictature d’internet, cette excitation du nouveau permanent, ce sprint à l’adrénaline virtuelle. On ne lit plus vraiment, on parcours, on saute d’une accroche à l’autre, l’œil brownien, le doigt nerveux crispé sur la détente du clavier ou de la souris, on n’est plus que l’ombre de son clone, son avatar. Il paraît qu’on cherche du sens, nous dit-on mais, en fait, on n’a qu’un seul sens, une seule direction : devant, toujours plus, plus de bidules, plus de mémoires, plus de signes. "Ni à gauche, ni à droite, en avant!": c'était le slogan repris par les fascistes italiens. Nous voici adeptes de Kierkegaard, pour qui le public exige la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'il préfère éviter. Internet c’est la sémiologie débridée, la couche s...
Effectivement, moi aussi, j'ai lu et j'aime bien... Merci pour cette info Luc !
RépondreSupprimerPour tous, c'est un très bon bouquin, corrosif et tendre à la fois, accessoirement c'est pas mal écrit (ou traduit en l'occurence).
Pour ceux qui cherchent, le titre anglais est "BigIf"
C'est vrai qu'on se demande toujours où est la part du traducteur quand on lit un roman étranger... Les Confessions de Saint-Augustin , mon livre de chevet actuel, auraient-elles un tel succès sans le talent littéraire de Arnaud d'Andilly?
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