Faut que ça sorte, tout de suite. Ce qu’on a à dire, ce qu’on cherche. Ce n’est pas trouver qui nous titille, c’est chercher ; le résultat, on s’en fout, on veut pouvoir surfer toujours et encore. C’est ça la dictature d’internet, cette excitation du nouveau permanent, ce sprint à l’adrénaline virtuelle. On ne lit plus vraiment, on parcours, on saute d’une accroche à l’autre, l’œil brownien, le doigt nerveux crispé sur la détente du clavier ou de la souris, on n’est plus que l’ombre de son clone, son avatar. Il paraît qu’on cherche du sens, nous dit-on mais, en fait, on n’a qu’un seul sens, une seule direction : devant, toujours plus, plus de bidules, plus de mémoires, plus de signes. "Ni à gauche, ni à droite, en avant!": c'était le slogan repris par les fascistes italiens. Nous voici adeptes de Kierkegaard, pour qui le public exige la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'il préfère éviter. Internet c’est la sémiologie débridée, la couche s...
Ne pas prendre les chaussettes à la légère...Pardon, c'est simplement une déformation professionnelle ;-)
RépondreSupprimerla chaussette est moi, c'est une vieille histoire:
RépondreSupprimer- j'ai écrit mon bouquin "Dictionnaire impertinent" en pensant à la fameuse photo de Messier allongé sur son lit les pieds devant sans chaussure et la chaussette trouée au premier plan;
- à la maison, la deuxième chaussette de la paire a tendance à disparaître, vraiment, elle se volatilise, on ne la retrouve jamais et l'on fait ainsi collection de quelques centaines de chaussettes orphelines, depuis des années...
- je fais de la moto et j'ai besoin pour cela de chaussettes hautes, pour éviter les courants d'air frisquets sur le mollet, très désagréable, et ce format de chaussettes se fait de plus en plus rare...:-)