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Quelques livres de ma bibliothèque

Pas de nouveautés. Simplement, des livres que j'ai relu ou reparcouru récemment et que j'aime bien.
Artopaasilinnalievrevatanen Si vous ne connaissez pas Le Lièvre de Vatanen, du finnois Arto Paasilinna (réédition en livre de poche), vous avez de la chance parce que vous allez bien vous amuser. Sourire, humour, nostalgie, récit, écologie, absurde. Un cocktail unique dans la littérature. Une fois que vous aurez goûté à ce lièvre-là, en plus, vous pourrez lire tous les livres de Paasilinna, absolument tous, et, à chaque fois, vous vous amuserez autant. C'est rare.
Ismailkadarepoemes Poèmes de Ismaïl Kadaré, dans une traduction que je ne peux évaluer car je ne parle pas l'albanais mais que je trouve un peu précieuse. Mais une voix forte parle et on l'entend:
"J'attends que se lèvent des lendemains radieux,
moi, porte-parole des cieux."
HermanhessecontesmerveilleuxCes Contes merveilleux de Herman Hesse portent bien leur nom. Ils renouent avec la grande tradition allemande du romantisme et du fantastique. Ainsi le dernier conte, celui du derviche qui saute par-dessus son ombre, renvoit à un des héros les plus célèbres de la littérature allemande, Peter Schlemihl, l'homme qui a perdu son ombre, créé par Adalbert von Chamisso.
Pierremanentphilosophie Prenons avec tranquillité ce Cours familier de philosophie politique, de Pierre Manent. Car il se met à notre place, il parle pour nous: "Nos sociétés sont organisées pour la science et pour la liberté." Ce spécialiste de Tocqueville est aussi limpide que lui. Au passage, il tente de nous redonner confiance dans la politique dont il veut faire le véritable ordre humain. La tâche n'est pas facile.

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Ce côté éjaculateur précoce de l’internaute…

Faut que ça sorte, tout de suite. Ce qu’on a à dire, ce qu’on cherche. Ce n’est pas trouver qui nous titille, c’est chercher ; le résultat, on s’en fout, on veut pouvoir surfer toujours et encore. C’est ça la dictature d’internet, cette excitation du nouveau permanent, ce sprint à l’adrénaline virtuelle. On ne lit plus vraiment, on parcours, on saute d’une accroche à l’autre, l’œil brownien, le doigt nerveux crispé sur la détente du clavier ou de la souris, on n’est plus que l’ombre de son clone, son avatar. Il paraît qu’on cherche du sens, nous dit-on mais, en fait, on n’a qu’un seul sens, une seule direction : devant, toujours plus, plus de bidules, plus de mémoires, plus de signes. "Ni à gauche, ni à droite, en avant!": c'était le slogan repris par les fascistes italiens. Nous voici adeptes de Kierkegaard, pour qui le public exige la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'il préfère éviter. Internet c’est la sémiologie débridée, la couche s...

Comment nous lisons

Pour ceux que ça intéresse, voici un petit résumé de mon cours de Dauphine « Maîtriser son information » sur la partie lecture. Savoir comment on lit permet ensuite de mieux comprendre comment il faut écrire pour être lu et compris. Je reviendrai plus tard sur cette partie écriture. La plupart des informations que je traite ici viennent des enseignements des écoles de journalisme, notamment le CFPJ à Paris et l’ESJ à Lille. Le lecteur parcourt un journal selon différents niveaux de lecture. Il consacre en moyenne 15 à 20 minutes à la lecture d’un quotidien. Sachant qu’il peut lire 12 000 mots à l’heure, il va donc en lire effectivement 3 000 à 4 000 mots, soit  moins de 10% de la surface du quotidien. Appliquez cette règle au contenu des blogs et vous désespérez immédiatement tous les auteurs ! Alors, restons positifs et concrets ! Le texte complet (10 pages en PDF) Si vous êtes pressé : le résumé et les chiffres-clés, c'est par ici , lire la suite