Faut que ça sorte, tout de suite. Ce qu’on a à dire, ce qu’on cherche. Ce n’est pas trouver qui nous titille, c’est chercher ; le résultat, on s’en fout, on veut pouvoir surfer toujours et encore. C’est ça la dictature d’internet, cette excitation du nouveau permanent, ce sprint à l’adrénaline virtuelle. On ne lit plus vraiment, on parcours, on saute d’une accroche à l’autre, l’œil brownien, le doigt nerveux crispé sur la détente du clavier ou de la souris, on n’est plus que l’ombre de son clone, son avatar. Il paraît qu’on cherche du sens, nous dit-on mais, en fait, on n’a qu’un seul sens, une seule direction : devant, toujours plus, plus de bidules, plus de mémoires, plus de signes. "Ni à gauche, ni à droite, en avant!": c'était le slogan repris par les fascistes italiens. Nous voici adeptes de Kierkegaard, pour qui le public exige la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'il préfère éviter. Internet c’est la sémiologie débridée, la couche s...
je croyais qu'on disait googueliser, à la manière de blogguer, une transcription littérale de la prononciation à la française (comment pourrait-on afficher notre exception culturelle sinon ??)
RépondreSupprimerMerci Stephanie, j'aime beaucoup googueliser, tu peux nous en faire d'autres? googueler, googuelationnier...? Ou encore, selon d'autres principes:
RépondreSupprimer- quand ça ne marche pas on pourrait dire: quel googlakof!
- quand ça marche bien: c'est super googcool!
- Djeun chébran: et ton gueulgoo, ça kif, mec?
etc. etc. :-)